Petit être d'innocence

Petit être d'innocence
Qui part à la découverte de la vie
Sans défense, tu ne peux que subir
La malchance à fait que tu aies un père démissionnaire
Une mère Amère
Un beau père touché par cette Amertume
Tout ces fardeaux souvenirs
Se mirent sur ton petit dos
Qui devient souffre douleur
Car tu es le fruit du passé
Marqué de son emblème
Vision insoutenable
Pour ses yeux blêmes
Mènent aux regards méprisants
Naissant des sentiments violents
Ne voulant t'apprendre que la douleur
Par ranc½ur de C½ur sans valeur
Vide de toutes émotions
Ta ration de tous les jours
Pour que tu n'oublies tes racines
Poussées dans des vignes noyées dans des sources sans soleil
Qui veillent sur toi devoirs sans choix
Lois d'adulte en dérive
Bafouant tout commandement
Rendant aucun avenir
Sentence Ecchymoses
Morose sans prose
Sans pause te dépose en bas
Las ton visage n'est que tristesse
Tes yeux balayent les sols
Rasent tous les murs
Sans armure tu te mures de silence
Semence faite en cette terre
L'air y est glacial
Valse des saisons qui passent
Enlaçant de parfums qui feintent
Ton odorat t'attirant vers
Dame nature tes yeux se lèvent
Emerveillés de telle beauté
Rêve où réalité !
Tu te mets à l'effleurer
Découvre douceur, couleur, chaleur
Ton C½ur se gonfle
De sensation étrange pour toi
Et Oh ! miracle !
Une nouvelle source jaillit celle-ci ensoleillée
Apaise ta douleur
Enchante ton éveil

# Posté le vendredi 24 juillet 2009 07:54

Aux Enfers

Aux Enfers
Le fleuve qui charrie nos angoisses
Arrête le versement de ses larmes
Dans l'océan de nos milles douleurs.
L'eau est retournée à sa source
Pourtant la vie trimbale encore
Ses tracas, ses souffrances et ses désirs
Dans la mouvance onirique du réalisme.

Aux portes de l'enfer attend un ange
Elle a de ses sourires qui effacent le paradis
Et font déambuler sur les boulevards menant
Des jardins suspendus de Babylone
Aux quartiers interlopes de Port-au-Prince.

Elle a la clef de ses paroles qui embellissent de chaux
Les tombes et les croix des siècles perdus dans la prière
Elle nous apprend que le soleil se lève
Pour se noyer chaque jour
Dans les larmes de nos mains ouvertes
Et tendues à l'espérance de notre ardeur.

Elle a le secret des mots qui font naitre
Des essaims d'étoiles rouges
Et des îlots de lucioles bleues
Dans les yeux rêveurs des enfants des rues.

Elle est plus belle que les incandescents feux follets
Qui crépitent dans les soirs de pluie d'étoiles
Et dans les larmes des volcans
Sortant des yeux des femmes.

Souvent elle rappelle que le rêve de vie éternelle
N'est pas, en aucun sens, à la portée de notre espoir
Alors, à chacun sa foi dans le doute
A chacun sa croix dans la chance.

Moi je porte ma lourde croix dans ma poche gauche
Quand je n'ai plus de mots à nourrir la grande faim
Des sans asiles, des mendiants et des souffrants
Ou à vomir aux oreilles indifférentes des pierres tombales.

Pour la résurrection des mots
Je vous dis simplement
Que cet ange est ma muse
Avec elle je m'amuse
Comme le vent dans les cheveux de Suze.

# Posté le vendredi 24 juillet 2009 07:52

Amnésie

Amnésie
Le ciel avait son age et les mots de sa lèvre
De souvenirs perdus, chassés, indéfinis
Ne se connaissaient plus, de son cerveau bannis
Synapse ! O sang épais dont l'artère se sèvre...

Les yeux d'azur ont retenu tant d'innocence,
Comme un miroir d'eau clair, comme un enchantement
La vieille main tendue en murmurant maman
D'une voix de cristal revenant de l'enfance...

Le port noble, elle garde encor la tête altière
En ne sachant pourtant où la portent ses pas,
Souriant au pays dont on ne revient pas...
Alors, la nuit d'été plonge dans la lumière...

# Posté le vendredi 24 juillet 2009 07:50

La mort

La mort
Tu étais trop jeune pour mourir,
Mais il faut croire que c'était ton tour,
Avec toi on ne faisait que rire,
Mais ça ne pouvait durer toujours,
Il fallait qu'elle vienne te chercher,
Mais elle aurait pu attendre,
Que tu mettes fin à l'immaturité,
Que tu finisses de vivre ton enfance,
Je n'ose pas le croire,
Que tu nous aies quittés,
Je suis au désespoir,
Pourquoi ne m'a-t-elle pas emmenée,
Il fallait que ce soit toi,
Au lieu de moi,
C'était ton destin,
Et pas le mien,
Peut-être que c'est mieux comme ça,
Mais je ne sais pas,
Pourquoi elle t'a choisi, toi,
La mort vient tous nous chercher un jour,
Et c'était ton tour,
Peut-être qu'on va se revoir,
Dans un rêve ou une pensée,
Mais je n'arrive pas à croire,
Que c'est arrivé.

En ta mémoire, crois-moi,
Je continuerai de me battre,
Je me rends compte aujourd'hui
Que la vie n'est qu'une étape.

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 08:23

Elémentaires

Elémentaires
Nous sommes peu de choses, nous autres gouttes d'eau,
Avalées par le flot, sans fin, de nos semblables,
Où se diluent nos rêves et nos idéaux
En un fluide éthéré aux desseins insondables.

Nous ne sommes ici que des éclats de verre
Atomisés par le feu de notre appétit,
Cette faim qui nous pousse à chercher la lumière
Qui dévoile et nourrit autant qu'elle engloutit.

Quelle route emprunter, ici bas, sur la Terre,
Pour atteindre ce Lieu, aux confins de nos vies,
Où l'on s'affaissera, redevenant poussière,
Dispersés sur ces pentes que l'on aura gravies.

Quelle place chercher, quand on est courant d'air,
Ephémère et léger, caressant toutes choses ;
Sans jamais ne saisir, ni l'Effet ni les Causes,
L'on se prend à rêver de contours faits de chair.

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 07:36